Editorial

22 février 2026 – texte et photo Jean-Luc Nabet

Marina Ovsyannikova, journaliste exilée qui avait interrompu en direct une émission d’information à la télévision russe avec une pancarte protestant contre la guerre de Poutine en Ukraine. Elle est parmi les centaines de dissidents, de victimes, de diplomates, de journalistes, de leaders étudiants et d’autres citoyens venus de monde entier pour participer au 18e Sommet annuel de Genève pour les droits de l’homme et la démocratie mercredi 18 février 2026 à Genève en mettant en lumière les violations en matière de droits de l’homme dans leur pays.

Pour la fin de ce mois de févrir, voici la dernière semaine du festival Antigel qui investit pendant 3 semaines, du 5 au 28 février 2026, 50 lieux répartis dans 26 communes. Au programme 40 concerts, 13 spectacles, 6 créations Made in Antigel par plus de 500 artistes. Dans le canton de Vaud à noter la 16e édition du Festival Les Hivernales du 26 février au 1er mars 2026 à Nyon et Gland et une Course Internationale de chiens de traîneaux du 28 février au 1er mars au Col de Mosses. En Haute-Savoie à noter la Semaine Vénétienne du vendredi 27 février au dimanche 1er mars 2026 en Vieille Ville d’Annecy. Pour célébrer la réhabilitation de l’ancien casino, désormais rebaptisé Villa Eugénie à Thonon-les-Bains, le lieu dédié à la culture et à la gourmandise inaugure une exposition événement consacrée au Second Empire. Intitulée Dans l’intimité de Napoléon III, elle est à découvrir du samedi 21 février au dimanche 21 juin 2026.

Genève

Festival Antigel 16e édition du 5 au 28 février 2026 au Grand Genève

Le Grand Central est de retour et transforme une halle industrielle en plateforme éphémère dédiée à la musique électronique, aux rencontres et à la fête pendant six week-ends de clubbing entre le stade de la Praille et la gare du Bachet : un espace brut, vaste, hors-norme, parfaitement adapté à l’intensité des musiques électroniques et urbaines. A découvrir 3 dancefloors – 11 soirées – plus de 80 artiste·x·s, + d’infos.

Venez explorer des territoires sonores innovants, allant des expérimentations contemporaines à la musique concrète. Le programme des arts vivants vous entraîne dans des univers où l’émergence du geste et son emportée tourbillonnante occupent une place centrale. En collaboration la Comédie accueille l’auteur  et metteur Israel Galvá et le danseur et chorégraphe de flamenco Mohamed El Khatib pour Israel & Mohamed  du mercredi 25 au samedi 28 février 2026, et en parallèle la Fête participative TARAB, une plongée physique et sensorielle dans la culture musicale et poétique contemporaine de l’Égypte, du Liban et de la Palestine avec Eric Minh Cuong Castain. Les Made in Antigel, véritable marque de fabrique du festival célèbre le 175ème anniversaire de la commune d’Onex les samedi et dimanche 14 et 15 février, et franchit la frontière pour transformer le Centre sportif Henriette d’Angeville à Ferney-Voltaire en un décor graphique et inédit mercredi 18 février, + d’infos. Pour sa toute première collaboration avec le CERN, Antigel invite le physicien Laurent Chevalier jeudi 19 février pour une perfo-conférence immersive. Samedi 21 février, La plus haute tour du canton, place du Lignon à Vernier sera le terrain de jeu pour le multi-recordman de slackline Nathan Polin. Extravaganza revient mercredi 28 février, profitant des travaux du Grand Théâtre de Genève pour s’installer dans le Cube de la HEAD, + d’infos.

Dans le cadre du Festival Antigel, la Comédie accueille : Israel & Mohamed et Tarabdeux spectacles qui explorent le dialogue des cultures, entre récit intime et élan collectif.

  • Israel & Mohamed du 25 au 28 février 2026 dans la grande salle de la Comédie

Comme son nom l’indique, ce spectacle est une promesse qui semble impossible, une réconciliation qui nécessite tous les ressorts de la diplomatie internationale. Et pourtant, elle semble moins difficile que la façon dont Israel et Mohamed ont dû apprendre à négocier avec leurs parents, et plus particulièrement avec la religion de leurs parents. Israel est le fils de zélés témoins de Jéhovah. Les parents musulmans de Mohamed étaient de trop fervents pratiquants. Et chacun d’eux, nourri de spiritualité et de culture religieuse, a pris des chemins de traverse. Ils ont bricolé ce qu’ils ont pu avec cette éducation pour devenir chacun (après tous deux un parcours de footballeurs) des artistes libres et heureux. Heureux, nous n’en avons aucun doute. Libres, oui, mais ils ne disent pas toute la vérité à leurs parents, de peur de les décevoir à un âge où l’on est normalement affranchis des conventions familiales. Ils font de la danse, du théâtre, alors que leurs parents ont toujours voulu qu’ils fassent un vrai métier. Ensemble, ils vont profiter de ce spectacle pour dire publiquement à leurs parents qu’ils les aiment, mais que peut-être, ils aimeraient bien, que quand leurs voisins leur demandent « Il fait quoi ton fils ? », ils disent la vérité.
Mohamed El Khatib : Auteur et metteur en scène, Mohamed El Khatib confronte le théâtre à d’autres médiums (cinéma, installations, littérature…) et mène des aventures multiformes, en développant des projets de fictions documentaires. Après des études de lettres et de sociologie, il fonde le collectif Zirlib, qui envisage la création contemporaine comme geste à la fois sensible et social. À travers la collecte d’épopées intimes, il invite tour à tour ces témoins à cosigner avec lui une écriture du temps présent. Il est artiste associé au Théâtre de la Ville à Paris, au Théâtre National de Wallonie-Bruxelles et au Théâtre National de Bretagne (Rennes). Parmi ses spectacles récents, Boule à neige (2020), avec l’historien Patrick Boucheron et La vie secrète des vieux (2024) ont été présentés à la Comédie la saison dernière. En juin 2025, lui a été consacré une rétrospective au Grand Palais à Paris, Le grand palais de ma mère, avant la programmation d’Israel et Mohamed au Festival d’Avignon.

Israel Galván : Né en 1973 à Séville, Israel Galván est un danseur et chorégraphe de flamenco. Il est devenu célèbre par son approche contemporaine hétérodoxe et très théâtrale de la danse, faisant appel à des sources d’inspiration qui dépassent largement le champ traditionnel du flamenco. Multipliant les collaborations – du Cirque tzigane Romanès (Gatomaquia, 2019) à Akram Khan (TOROBAKA, 2014) – explorant des formes toujours nouvelles, du solo au chœur, du plateau nu à la piste de cirque peuplée de chats, de l’adaptation de La Métamorphose de Kafka (La Metamorfosis, 2000) à la mise en scène d’une Fiesta (2017) inoubliable, son travail est aussi réjouissant qu’imprévisible, + d’infos.

  • La Fête participative TARAB d’Eric Minh Cuong Castaing du 25 au 28 février 2026, Salle modulable de la Comédie

Tarab est une célébration performée avec le musicien libanais d’origine palestinienne Rayess Bek et six danseur-euses originaires d’Égypte, de Palestine et du Liban. Entraîné-es par des danses comme la dabkeh et la taa’kib et accompagné-es par une centaine de danseur-ses complices ils et elles emporteront peu à peu le public, enjaillé par leurs danses sociales mêlant traditions et gestes contemporains, pour laisser libre cours aux sensations, expériences, émotions dans un vaste élan collectif. Tarab invite les corps et les esprits au mouvement, dans une envolée proche de la transe. Le tarab, c’est la voix de la poésie, de la musique, du chant ; celle qui suscite un émoi intense, un état quasi extatique. Une communion des sens insufflée par la musique et les danseur-ses amateur-ices et professionnel-les. Tarab se focalise sur l’émotion brute provoquée par les mélodies, le rythme, les silences, les respirations, partageant avec le public une quête d’état second pour circuler entre autant de gestes de célébration et de réparation, réactivant le souvenir d’un club de Beyrouth, d’une rue au Caire, d’un mariage en Palestine, + d’infos.

Romandie

Les Hivernales Festival, 16e édition du 26 février au 1er mars 2026 à Nyon et Gland

Ouverture jeudi 26 avec des humoristes le Lausannois Blaise Bersinger, Charles Nouveau, Forma alias Priscilla Formaz et le Fribourgeois Jeremy Crausaz à la Salle Communale.

Le vendredi au programme à l’Usine à Gaz une nuit électrique qui s’ouvre avec Cocon Javel qui donne le ton avec une pop électronique aux effluves punk incisives, autant sucrée que corrosive, qu’iels nomment Candy Roquefort. La soirée se poursuit avec CHAUFAU qui bouscule les codes avec un post-prog mêlant dance-punk, séquences électro, krautrock et new wave. Finalement, le quatuor parisien Lulu Van Trapp conclut en apothéose, urgence théâtrale et fièvre féline, cri d’amour au chaos contemporain,… + d’infos.

Course Internationale de chiens de traîneaux du 28 février au 1er mars 2026, Col de Mosses (L’Arsat)

Près de 70 attelages provenant de toute l’Europe se retrouvent chaque année sur le plateau des Mosses-La Lécherette pour l’une des plus ancienne course organisée en Suisse. Du sprint en passant par du ski-jöring, nombreuses sont les variantes de courses à découvrir sur l’ensemble du weekend. Les mushers et leur attelage parcourent les paysages somptueux du plateau des Mosses-La Lécherette. Pour les spectateurs, c’est un peu le Pôle Nord. Les chiens polaires et leurs aboiements préviennent le public et quémandent un peu d’encouragement. Des balades sont proposées au grand public au départ de l’Arsat, d’où partent et arrivent les compétitions. Départ des courses entre 9h et 12h, entrée libre, + d’infos.

France 

Semaine Vénétienne, 29e édition du vendredi 27 février au dimanche 1er mars 2026, Vieille Ville d’Annecy

Plusieurs centaines de masques déambulent lentement et librement dans les rues du Vieil Annecy, posent et paradent Les Jardins de l’Europe, le Pâquier, le long des canaux de la vieille ville ou encore les abords du lac sont plongés dans une atmosphère de silence, de mystère et de raffinement propre au carnaval vénitien. Au programme balade vespérale le vendredi soir 27 février de 17h30 à 20h. Déambulation libre le samedi 28 février de 10h à 18h et défilé en Vieille Ville, déambulation libre le dimanche 1er mars de 10h à 17h, +d’infos.

La cour martiale d’Annemasse samedi 28 fevrier 2026, Mairie de Vers à Maisonneuve

Conférence gratuite, organisée par La Salévienne. Il est 20 heures ce jeudi 7 septembre 1944, dans la petite cité d’Annemasse. Le crépuscule de ce jour pluvieux approche, et dix-huit hommes sont alignés contre le mur du cimetière. Ils viennent d’être jugés par une cour martiale improvisée, la même qui avait sévi au Grand-Bornand deux semaines plus tôt. Immédiatement après la libération du département (19 août 1944), les autorités procédèrent à l’arrestation de personnes suspectées de collaboration avec l’ennemi. Dans l’attente de la restauration des cours de justice – qui débuteront à la mi-novembre –, certains suspects, notamment ceux accusés d’avoir porté des armes, furent jugés en cours martiales. Cet épisode rappelle que la période de la Libération, malgré l’espoir et la joie qu’elle suscita, fut également marquée par de profondes tragédies humaines. Cette conférence revient sur ce procès d’exception, son contexte, ses acteurs, et interroge la justice rendue dans l’urgence de l’après-guerre, + d’infos.

Actualité littéraire

Poésie 2026 aux Bains des Pâquis (yourte), Genève

Nathalie Piegay, critique litteraire

Dans le cadre du 11e rencontre Poésie en Ville de la saison 2025-2026, Nathalie Piégay, une professeur et critique littéraire française née en 1965 à Lyon nous a lu de son livre encore inédite, + d’infos. Prochain rencontres poésie 2026 : Pascal Nordmann samedi 7 mars – Patrick Brunet samedi 21 mars – Festival Histoire et Cité samedi 28 mars  – Bessa Myftiu samedi 11 avril  –  Julien Maret samedi 18 avril  – Fanny Briand samedi 25 avril –  Fabienne Radi 9 samedi mai, entrée libre, + d’infos.

Rencontres BD avec Claire Fauvel, Eupholie et Nicolas Julo vendredi 27 février, Bibliothèque Pierre Goy, Annemasse

Venez assister à une table-ronde de 19h à 21h30 avec trois invités, qui échangeront sur leurs parcours et travaux respectifs, autour de la grande question : « C’est quoi, être auteur de BD ? ». Cette rencontre sera suivie d’une séance de dédicaces avec la librairie Les Affamé.es. Le samedi 28, retrouvez nos auteurs pour des ateliers autour de la BD : Claire Fauvel et Eupholie dès 10h à la bibliothèque Pierre Goy, et Nicolas Julo dès 13h30 à La Bulle, entrée libre, + d’infos.

Le 14 septembre 2026 Michel Butor aurait eu 100 ans…

A l’occasion du Centenaire de l’écrivain Michel Butor, plusieurs événements auront lieu en 2026, voir l’exposition Autour de Michel Butor. Centenaire de sa naissance (1926-2026) jusqu’au 27 février 2026 à l’Espace Nouveau Vallon dans la commune genevoise de Chêne-Bougeries. L’Archipel Butor à Lucinges en Haute-Savoie lance une série de podcasts dédiés à Michel Butor et aux livres d’artiste.

L’actualité muséale du bassin lémanique

Dans l’intimité de Napoléon III du 22 février au 21 juin 2026, Villa Eugénie, Thonon-les-Bains

À l’occasion de son ouverture, la Villa Eugénie (l’ancien casino réhabilité) propose une exposition exceptionnelle consacrée à Napoléon III. Grâce au concours de la Fondation Napoléon, objets personnels, symboles du pouvoir et souvenirs intimes invitent le public à une immersion unique au cœur du Second Empire, en résonance avec l’histoire de Thonon-les-Bains. À travers cette sélection d’objets rares et précieux, le public est invité à découvrir l’homme derrière le souverain : son histoire familiale, son parcours politique et les multiples facettes de sa vie quotidienne.

L’exposition est réalisée grâce au concours exceptionnel de la Fondation Napoléon, qui a accordé le prêt d’objets remarquables issus de ses collections (voir l’expositions Les Napoléons et Monaco). Visites guidées tous les dimanches matin à 11h00, du 22 février au 21 juin 2026 mêlant présentation du bâtiment et visite guidée de l’exposition inaugurale.

L’exposition rappelle la visite de Napoléon III et de l’Impératrice Eugénie à Thonon le 31 août 1860, à la suite du rattachement de la Savoie à la France. Ce souvenir fort de l’histoire locale a inspiré le choix du nom Villa Eugénie, affirmant le lien entre patrimoine impérial, identité thermale et mémoire thononaise. Le parcours s’ouvre sur les objets personnels de l’Impératrice Eugénie, témoignant de son élégance et de son rôle central à la cour (miniature sur ivoire, chapelet, livre de prières, ou encore flacon à sels orné de la couronne impériale, emblématique des codes de distinction féminine sous le Second Empire). La carrière politique de Louis-Napoléon Bonaparte est ensuite mise en lumière, avant et après son accession au trône, à travers (un uniforme de général de division, ou encore plaque de la Légion d’honneur, bustes officiels, mais aussi des objets évoquant la diplomatie et la représentation du pouvoir, comme des tabatières à son effigie). Accessoires de spectacle et objets de loisirs illustrent un empereur soucieux de modernité, passionné par les activités mondaines et sportives. Ses déplacements sont évoqués à travers le motif peint des grandes armes impériales provenant de sa berline ou encore un nécessaire de voyage, révélant une autre facette de la vie impériale.

Panorama digital, exposition temporaire du 13 février au 19 avril 2026, Musée de Morat  – une expérience de l’art immersif

Du panorama peint à l’huile à la plus grande image numérique du monde :  En collaboration avec l’École polytechnique fédérale de Lausanne, cette exposition consacrée au fameux panorama peint entre 1893 et 1894 par l’artiste allemand Louis Braun. Bien patrimonial d’importance nationale, cette œuvre monumentale composée de près de 1000 m2 de toile donne à voir l’un des épisodes marquants de la fin du XVe siècle : la victoire des Confédérés et de leurs alliés sur la redoutable armée du Duc Charles de Bourgogne, dit le Téméraire. Le Musée de Morat dans un ancien moulin (côté Lac à admirer la roue du moulin), + d’infos.

Dans le cadre des 550 ans des batailles de Morat et Grandson – commémorés en 2026 dans la région, en savoir plus.

Modernité suisse. L’héritage de Hodler du 7 février au 17 mai 2026 au Palais de Lumière, Evian

Palais de Lumière, Evian

Une exposition dédiée à l’influence du peintre suisse Ferdinand Hodler sur ses contemporains et ceux qui lui ont succédé. L’occasion par-delà le fil rouge hodlérien, d’offrir au public un panorama de la peinture helvétique de 1870 à 1930.À découvrir des artistes suisses qui exposent pour la première fois à l’étranger et d’autres reconnus internationalement tels que Cuno Amiet, Giovanni Giacometti, Ludwig Kirchner ou encore Félix VallottonUne large place est réservée au peintre Albert Schmidt, « fils spirituel de Hodler », ainsi qu’aux artistes et mouvements divergents tels que les membres du Groupe Le Falot, les peintres divisionnistes ou encore les cubo-futuristes. Plus de 140 œuvres de 55 artistes sont réunies pour illustrer la richesse de cette thématique. Avec une majorité de peintures mais aussi des dessins, des gravures et un bronze. Une cinquantaine d’institutions suisses et de collectionneurs privés ont été sollicités pour ce projet hors-norme. Ouvert tous les jours de 10h à 18h, + d’infos.

Observatoires, Carte Blanche à John M Armleder du 29 janvier au 25 octobre 2026, Musée d’art et d’histoire de Genève (MAH), Genève

Pour cette sixième Carte Blanche, John M Armleder propose une traversée libre de la collection du MAH. Artiste majeur de la scène contemporaine suisse et genevoise, il s’intéresse depuis longtemps à la manière dont un objet, d’art ou du quotidien, peut se déployer simultanément dans plusieurs régimes : usage et esthétique, présence ordinaire et artistique. Dans Observatoires, cet intérêt devient principe de composition. Les œuvres du musée sont regroupées par grandes familles : portraits, abstractions, animaux, instruments, cadres vides ; tels des ensembles ouverts. Elles n’imposent pas un récit, mais offrent des choix de directions. Le visiteur est invité à circuler, associer, observer. L’exposition transforme ainsi la salle en dispositif d’attention. Chaque objet peut être perçu à la fois comme chose et comme œuvre, les deux dimensions coexistant dans un même regard, sans hiérarchie. Ce glissement léger, presque musical, réactive la capacité des objets à surprendre.

art&tram sans titre

Observatoires invite à expérimenter cela : prendre le temps d’observer, laisser le regard dériver, et découvrir comment une collection peut redevenir un champ ouvert de possibles. Vernissage jeudi 5 février 2026, dès 16h30 : Le temps d’un Afterwork festif, en présence de John M Armleder, le musée se transforme en un espace de rencontres et d’expériences. Portraits esquissés en quelques minutes, DJ set, interventions artistiques et rendez-vous autour de la collection rythmeront cette soirée inédite, + d’infos.

GLACIER(S), exposition d’oeuvres de Bernard Garo et Jacques Pugin du mercredi 4 février 2026 au mercredi 4 mars 2026, au centre des Arts de l’école international de Genève

Faisant suite au prix spécial qui a été décerné à Bernard Garo pour son engagement et son oeuvre au dernier festival international du film des glaciers de Genève en décembre dernier et ayant l’honneur de représenter son pays à la 10ème Biennale de Pékin qui a été prolongée jusqu’à fin février en raison de son succès, à visiter une exposition de petits formats jusqu’au 6 février 2026, à la galerie Renaissance, située à la Grand Rue 6 à Genève, ainsi ses œuvres de grands formats – peintures, photographies et vidéos au centre des Arts de l’école international de Genève.

Bernard Garo et Jacques Pugin, photographes

Les photographes Jacques Pugin et Bernard Garo pour un dialogue visuel inédit et marquant en lien aux glaciers. L’exposition est ouverte du lundi au vendredi de 9h à 18h selon les informations, jusqu’au 6 mars 2026, + d’infos.

Cezanne du 25 janvier au 25 mai 2026, La Fondation Beyeler, Riehen/Bâle

Pour la première fois de son histoire, la Fondation Beyeler consacre une exposition monographique à Paul Cezanne (1839-1906), pionnier de l’art moderne et artiste majeur de sa collection. Réunissant environ 80 œuvres, l’exposition se concentre sur la dernière et la plus significative des périodes de travail du peintre français, donnant à voir Cezanne au sommet de son art : portraits énigmatiques, figures paradisiaques de baigneurs et de baigneuses, paysages provençaux viscéralement évocateurs, et enfin son motif privilégié, la montagne Sainte-Victoire, dont il réalise des vues toujours renouvelées. Dans son atelier du sud de la France, Cezanne met son intuition magistrale au service d’un puissant jeu de tensions entre lumière, couleur et forme, construisant des images révolutionnaires qui inspirent jusqu’à aujourd’hui des générations d’artistes, 9h à 18h, mercredi 9h à 20h, + d’infos.

Le Musée Jenisch de Vevey vient de vernir deux magnifiques expositions temporaires : Impression du Japon et Kokoschka. Japonie, mettant en honneur l’important legs de quelques 3 300 objets asiatique de Rudolf Schindler, + d’infos.

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Tous les textes et photos Jean-Luc Nabet)